Les origines du système canadien d’éducation

D’où vient notre système d’éducation ” moderne », celui qu’on connaît depuis plusieurs générations? Quelles ont été les influences derrière sa création? Voici ce qui ne vous a certainement jamais été enseigné…

Lien: http://wp.me/p4MO4u-e

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” Je n’ai jamais laissé l’école interférer avec mon éducation. »
– Mark Twain.

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Introduction

Dans un sondage non-scientifique il y a de cela un bon bout de temps, j’ai demandé à 6 amies professeures (maternelle, primaire, secondaire, éducation spécialisée) et à une future professeure si elles savaient d’où venait le système d’éducation au Québec. Elles m’ont dit que dans leurs livres et notes il est mentionné que ce sont les Jésuites qui, dans les années 1600, dispensaient l’enseignement en Nouvelle-France. Puis elles m’ont parlé de la Commission Parent, mais il n’y a pas trop d’historique dans leurs notes et livres. Donc pour suppléer à ce vide, j’ai fait des recherches dans les archives, articles de journaux et autres sources de toutes sortes, et je vous présente ici l’origine des systèmes d’éducation canadien et américain, lesquels sont intimement liés.

Alors d’abord, un rapide résumé historique. ” En http://www.civilization.ca/vmnf/education/eco00_f.htm, les Jésuites établissent une école qui deviendra le Collège de Québec http://www.francoisdelaval.com/L’education%20des%20enfants%20en%20Nouvelle-France.pdf où la jeunesse de l’époque coloniale française recevait une formation littéraire et scientifique comparable à celle que donnait la Compagnie de Jésus dans les meilleurs collèges de France. » C’est seulement en 1658 que la première école montréalaise ouvrit ses portes, (http://www.uqtr.uquebec.ca/~bougaief/Culture/textes/premecol.htm ) . Il n’y avait qu’une cinquantaine de filles et garçons entre 7 et 11 ans à cette époque. Viendront éventuellement les écoles de rangs, répondant à la demande d’éducation d’un nombre de plus en plus grand de colons et d’habitants. Dans les années 1940, près de 4’000 écoles de rangs sont ouvertes au Québec où se côtoient dans la même classe des enfants de première à la septième année. L’éducation au Québec deviendra obligatoire pour tous en 1943.

Connue par son nom officiel de Commission Parent, avec son rapport publié en 1964, le rapport de la Commission royale d’enquête sur l’enseignement (laquelle porte le nom de son président et professeur à l’Université Laval, Mgr. Alphonse-Marie Parent) vient totalement bouleverser le système d’éducation québécois. Selon Mgr. Parent, ” La crise de l’enseignement est universelle. Partout sont remises en question les structures administratives et pédagogiques, partout se préparent ou s’appliquent des réformes plus ou moins radicales; c’est que l’homme moderne n’habite plus le même univers que ses ancêtres. » Le rapport Parent suggère diverses réformes du système d’éducation québécois en proposant notamment la création du Ministère de l’éducation du Québec; la scolarisation obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans; la création des collèges d’enseignement général et professionnel (cégep) en remplacement des collèges de l’époque dirigés par des religieux; la formation poussée des enseignants & l’accès facilité aux universités en dehors de toute appartenance sociale.

Ça, ce sont les grandes lignes. Plus bas se trouve ce que mes amies n’ont pas vu dans l’enseignement de l’historique de leur profession, soit les fondements idéologiques derrière le système d’éducation canadien, le but réel de cet article. Il est pratiquement vide de commentaires personnels car c’est plus tard que je publierai un ajout à ce texte, ainsi que mon opinion, laquelle sera fortement centrée sur le système d’éducation québécois.

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Aux États-Unis

Tout d’abord, parlons de cet américain qui est reconnu dans l’histoire comme ayant été indispensable à l’implantation du système d’éducation aux États-Unis, Horace Mann. Éducateur américain membre de la chambre des représentants du Massachussetts, il fut le réformateur principal du système d’éducation aux États-Unis. En 1837, il devient le dirigeant du tout nouveau conseil d’administration sur l’éducation de l’État du Massachusetts, où il commence le travail qui allait éventuellement lui donner le surnom de ” père du système d’éducation publique américain ».

En tentant d’étudier les différents modèles d’éducations existants ailleurs, Horace Mann entend parler d’un système particulièrement impressionnant qui avait été développé tôt dans les années 1800 en Prusse, l’Allemagne d’aujourd’hui (pour les besoins de la cause, ” prusse » et ” allemand » sont interchangeables dans le texte). Le système d’éducation prusse jouissait d’une excellente réputation et Horace Mann et un groupe d’éducateurs décidèrent d’y voyager pour en apprendre plus. À leur retour aux États-Unis, ils mirent beaucoup de pressions sur le congrès américain pour que soit adopté ce modèle d’éducation prusse dans sa quasi-intégralité.

Le doctorat en recherche est une invention allemande du diplomate prusse Wilhelm von Humboldt et de son frère Alexander von Humboldt, explorateur et naturaliste. Ensemble en 1810 ils ont fondé la toute première université ayant le mandat de combiner enseignement et recherche. Dès lors, de nombreux dignitaires américains partirent en Prusse pour obtenir des doctorats en recherche. Le premier à en obtenir un est Edward Everett, lui qui allait devenir gouverneur du Massachussetts. Plusieurs américains qui revenaient de Prusse avec leur doctorat obtinrent des postes importants dans les universités américaines, comme James Henry Breasted (1894) qui allait fonder la première chaire de recherche en Égyptologie et histoire orientale à l’Université de Chicago. D’autres gens célèbres ont obtenus des doctorats prusses, dont Albert Einstein (1906) et Karl Marx (1841). C’est l’université américaine Yale qui conféra les premiers doctorats nord-américains en 1861.

En tant que premier secrétaire du conseil de l’éducation de l’état du Massachussetts, Horace Mann fit la promotion du concept prusse que ” l’État est le père des enfants ». Avec ses collègues réformistes de l’éducation avec qui il est allé étudier le système prusse (Henry Barnard et son rapport en 1850; Calvin Ellis Stowe et son rapport en 1837; Joseph Cogswell, libraire et éducateur qui a passé deux ans à étudier le système prusse et grand ami d’Edward Everett; George Bancroft, ambassadeur américain en Prusse (1867-1874) et ami de Joseph Cogswell, il reçu son doctorat de l’Université de Göttingen en Prusse en 1820), ils appliquèrent suffisamment de pression sur l’organe politique pour faire comprendre que c’était la responsabilité de l’état d’assurer une éducation à chaque enfant. Le 10e rapport annuel ( http://americanhistory.unomaha.edu/Source_Doc/Horace%20Mann%20Report%20to%20MA%20Board%20of%20Education%201846.rtf ) d’Horace Mann en 1846 (tous ces rapports sont disponibles ici : http://bit.ly/1mDtjjn) mena à la création en 1852 de la première loi qui rendait obligatoire http://www.cals.ncsu.edu/agexed/aee501/mann.html l’éducation aux enfants par l’état. À partir de ce moment, le système se répandit rapidement partout aux États-Unis en commençant par 12 écoles dans l’état de New York. La sœur d’Horace Mann, Elizabeth Peabody, enseignante et fondatrice de la Peabody Foundation, s’assura qu’après la guerre civile américaine, le système prusse fut implanté dans les états sudistes. Éventuellement, l’éducation étatique obligatoire et gratuite partout aux États-Unis allait devenir la norme.

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Au Canada

Pendant ce temps dans le Haut-Canada, on parlait aussi d’implanter un système d’éducation. Le surintendant en chef de l’éducation à l’époque, Egerton Ryerson, quitte le Canada en novembre 1844 pour un tour de treize mois de l’Europe afin d’évaluer les systèmes en place. Il visitera plus de 20 pays pour se faire une idée. Accompagné d’Horace Mann, de Sir Kay Shuttleworth d’Angleterre et plusieurs autres, ils étudièrent en profondeur le système prusse et revinrent dans leurs contrées respectives pour en recommander son adoption. Un dernier voyage au Massachussetts pour discuter avec Horace Mann mis au repos ses dernières questions. Ils avaient reconnu que les prusses avaient appris quelque chose qui était généralement inconnu des enseignants du reste du monde. Les méthodes prusses étaient le résultat de l’influence des philosophes prusses. Les ouvrages de Johann Friedrich Herbart (philosophe, psychologue et fondateur de la pédagogie en tant que discipline académique), Friedrich Froebel (philosophe, pédagogue et créateur du concept de la maternelle) et autres penseurs portaient fruit et une grande partie des améliorations introduites dans les écoles canadiennes par Egerton Ryerson et appliquées par les enseignants canadiens étaient des principes provenant des érudits prusses.

Dans le système prusse d’éducation, Ryerson voyait les avantages d’avoir des enseignants bien formés et un ministère central pour administrer le tout. Par contre il savait que l’esprit des canadiens était très différent de l’esprit docile allemand résultant de plusieurs générations de paternalisme bienveillant. Ryerson travaillait avec le médecin et éducateur québécois Jean-Baptiste Meilleur (fondateur du Collège de l’Assomption) et le premier surintendant de l’éducation en Colombie-Britannique, John Jessop, pour faire la promotion au Canada du système prusse. Ils argumentaient qu’un système d’éducation pourrait être monté spécialement pour éliminer plusieurs problèmes comme la criminalité, la pauvreté, l’oisiveté et le vagabondage. Derrière cet argument se trouvait le principe que l’éducation étatique, publique, obligatoire et de masse pouvait implanter dans le cerveau des enfants des schèmes de pensées appropriés et des comportements spécifiques, que l’État pourrait ainsi modeler chaque enfant à sa guise et selon ses besoins. Nous verrons un peu plus loin d’où proviennent réellement ces idées.

Dès 1846, une ( http://www.forgottenbooks.com/readbook_text/Egerton_Ryerson_and_Education_in_Upper_Canada_1000161914/257 ) allaient permettre à chaque province d’implanter un système d’éducation basé sur celui de la Prusse et ajusté selon les réalités locales. Le premier Ryerson School bill of 1946 établissait les éléments principaux de la fondation d’un système d’éducation dans le Haut Canada; suivi du Act of 1850 ( http://www.gutenberg.org/files/37739/37739-h/37739-h.htm ) (Ryerson Bill of 1850); le Act of 1853 qui établissait les pensions pour enseignants; le Act of 1860 pour la gestion des comptes scolaires; le Scott Act of 1863 pour l’institutionnalisation des écoles séparées dans le Bas Canada; et finalement le Act of 1871 qui rend obligatoire et gratuite l’éducation étatique des enfants. Au Québec, le premier ministère de l’instruction publique fût créé en 1868 par Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, premier ministre du Québec de 1867 à 1873 et surintendant de l’éducation au Québec de 1855 à 1867. Mais suite aux pressions de l’église catholique qui plaidait qu’elle pouvait à elle seule gérer l’éducation des québécois, le ministère fût abolit après 7 ans d’existence. Le Québec sera par la suite la seule province canadienne sans ministère de l’éducation, les autres provinces ayant repoussé la pression de l’église catholique. George Brown, le fondateur du Toronto Globe, était particulièrement critique des efforts de Ryerson et publia une série de lettres assassins à son endroit disant entre autre que Ryerson ” avait importé avec succès le système d’éducation prusse en Ontario » et ” qu’il a comploté pour amener le despotisme prusse au Canada. »

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Son origine

Bon, ça fait longtemps que je parle du système d’éducation prusse. La Prusse fut la première nation de l’histoire à introduire l’éducation étatique gratuite et obligatoire à la population. Mais pourquoi ce système était-il autant aimé et de quoi était-il composé? Voici la réponse.

Après la défaite militaire de la Prusse par Napoléon en 1806, les dirigeants prusses ont convenus que la bataille avait été perdue parce que leurs soldats pensaient et réfléchissaient par eux-mêmes sur le champ de bataille au lieu d’écouter les ordres. Ils étaient capables d’auto-détermination et de pensées libres, et au lieu de choisir la mort pour la patrie, ils rendirent les armes. Ces dirigeants, ayant Frederick le Grand à leur tête, ont déterminés que cette individuation était un problème pour la stabilité future du royaume. Inspirés par les plus grands philosophes de l’époque, s’engage alors une réforme prussienne qui amènera un nouveau système d’éducation sur huit ans appelé Volksschule. Bien sûr, afin de répondre à l’industrialisation, celui-ci devait fournir à la populace les connaissances minimales comme lire, écrire et l’arithmétique, mais couplé à une éducation stricte inculquant le devoir, la discipline, le respect de l’autorité, l’obéissance et finalement, que ” l’État sait tout ». D’où ” l’esprit docile allemand résultant de plusieurs générations de paternalisme bienveillant » que Ryerson avait relevé.

À-travers ce nouveau système d’éducation, ou plutôt d’endoctrinement, le gouvernement prusse allait passivement inculquer l’obéissance civile et sociale. Il était nécessaire que chaque individu soit convaincu, au plus profond de son être, que le roi (ou l’État) était juste, ses décisions étaient toujours bonnes et que l’obéissance était nécessaire au bon fonctionnement du royaume et à la survie de la race. L’obéissance pour le bien de tous, le bien commun. Il fallait assurer la loyauté à la couronne et entraîner les jeunes hommes à devenir des militaires ou des citoyens qui feraient sans questionner tout ce qui leur était dicté. Pour ce faire, il était nécessaire d’empêcher que se forme toute pensée individualiste ou indépendante de la masse. La fondation philosophique de ce concept venant du philosophe allemand Johann Gottlieb Fichte. En combinant la vision (1689) de John Locke (basée sur celle d’Aristote) que les cerveaux sont des ” ardoises vierges » (the mind is a blank slate, or ” tabula rasa ») et de Jean-Jacques Rousseau sur ” comment écrire sur ces ardoises » (l’état de nature), le royaume prusse créa un système d’éducation qui était considéré scientifique à l’époque. Il choisissait et définissait pour l’enfant ce qui était important de savoir, les sujets qui méritaient d’être connus et combien de temps il passerait à les apprendre. L’État décidait pour l’enfant ce que celui-ci devait savoir au lieu de laisser aller la curiosité naturelle de l’enfant. Pour avoir une classe politique efficace et une sous-classe ouvrière soumise, il était cru qu’on ne pouvait permettre à la populace la possibilité de donner un sens à l’information qu’elle recevait de part et d’autres. Autrement dit, l’analyse critique ne pouvait être permise.

Johann Gottlieb Fichte est reconnu pour avoir dit ” l’école doit modeler la personne et la modeler d’une telle façon qu’il lui sera impossible de penser autre chose que ce qu’on veut qu’elle pense » ainsi que ” l’éducation devrait viser à détruire la libre volonté des enfants pour qu’ils deviennent incapables pour le reste de leurs vies de penser ou d’agir autrement que comment leurs maîtres d’écoles l’ont souhaités. Quand cette technique sera perfectionnée, tous les gouvernements qui auront été responsable de l’éducation d’au moins une génération seront en mesure de contrôler leurs sujets de façon sécuritaire, sans le besoin d’une armée spéciale » (condensé de quelques phrases dans une même présentation).

Dans ce nouveau système, que vous reconnaitrez sûrement, les classes étaient catégorisées par année et en chiffres (1ère année, 2ème année, etc.) question de forcer l’appartenance à un groupe; les bureaux étaient tous cordés de la même façon, soit en file et les uns à côté des autres, question d’imposer la conformité; les étudiants étaient placés par ordre alphabétique pour leur apprendre la discipline et à attendre leur tour. On crée un système d’évaluation par pointage (bulletin) pour les habituer à être évalués et catégorisés. En forçant à tous cette seule et unique formule d’éducation, on s’assure que l’individualisation disparaîtrait entièrement. Il n’y a plus de place pour l’être humain unique dans ce système car l’individuation est néfaste pour l’État. En apprenant tous la même chose, ils deviennent complètement manipulables et entièrement prévisibles. De plus, les arts sont relégués au dernier rang des priorités de cours car l’institution étatique ne peut se permettre d’avoir des gens avec de l’imagination, encore moins une imagination développée. L’imagination permet de remettre le monde en cause, de questionner, de rechercher et de s’investir dans ses propres intérêts. Elle nuit aux objectifs du programme d’endoctrinement et empêche la formation de gens à l’esprit vide.

Les enfants de l’élite furent envoyés dans des écoles privées avec un enseignement indépendant. Ces jeunes qui faisaient partie de la ” haute classe » se voyaient enseignés ce qu’ils devaient savoir pour diriger la classe ouvrière. Le reste de la population n’avait aucun accès à cette éducation de second niveau.

En 1807, dans la ville de Berlin alors occupée par Napoléon, Johann Gottlieb Fichte donna une série de conférences très prisées à la nation allemande, ses ” Addresses to the German Nation ». Depuis 1793 il parlait publiquement de la supériorité du peuple allemand (prusse) sur tous les autres. Le contenu de ces présentations fut le catalyseur pour le système d’éducation prusse et pour le mouvement nationaliste allemand. Dans d’autres présentations, il décrit le peuple juif comme étant ” un état dans un état qui mine la nation allemande » et il exprimait ouvertement son désir d’expulser les juifs de l’Allemagne. Toujours publiquement il souhaitait ” qu’on leur (les juifs) coupe tous la tête en une nuit, et qu’on leur en mette une neuve sur les épaules qui ne contiendrait aucune idée juive. » De par sa proximité et son adoration de la caste dirigeante, laquelle l’aimait tout autant, il eut une grande influence sur l’élévation du troisième Reich et continue à être considéré comme étant le père spirituel du néonazisme. Horace Mann, le père du système d’éducation américain, n’avait aucune idée qu’il faisait la promotion d’un système d’éducation conçu par le père du néonazisme

Les historiens s’entendent pour dire qu’un des plus grand facteur social qui a permis à un homme comme Hitler d’atteindre les plus hautes sphères du pouvoir était que le peuple allemand avait été ” élevé » dès la naissance à respecter l’autorité par-dessus tout et de l’accepter sans question.

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Ma brève opinion

Nous vivons dans une époque où nous donnons nos enfants en adoption à l’État plusieurs heures par jour et pendant de nombreuses années, alors que ce sont leurs années formatrices. Nous choisissons de donner nos enfants à des groupes de parfaits inconnus sous prétexte que l’État, à-travers ses agents, est mieux équipé pour éduquer nos enfants que nous-même et qu’il connait nos enfants mieux que nous. Pendant les 5 premières années de leurs vies, nous sommes émerveillés par la curiosité des enfants et par leur désir de bouger, courir et découvrir leur environnement. Puis nous les envoyons pendant 12 ans dans une quasi-prison où ils sont isolés, contrôlés, parfois médicamentés de force sinon ils sont expulsés, où on leur dit ” assis-toi et cesses de parler, tu déranges » et où ils doivent lever la main pour aller aux toilettes. Je n’ai rien contre les enseignants, ils sont malheureusement eux aussi victimes du programme scolaire forcé. La motivation initiale d’agir positivement sur le développement des enfants est étouffée par ce que l’État exige. Par obligation de performance et de conformité, tant bien que mal ils doivent enseigner ” le programme » parce que sinon, l’État leur retirer ce privilège, leur gagne-pain. Ils sont donc dans une situation paradoxale et la seule solution est bien souvent de changer de carrière, une solution sérieusement désagréable, considérant tout le travail accompli pour se rendre jusque-là. C’est démotivant. Et ça, l’État le sait vraiment très bien… Avec tout ce que vous avez lu plus haut, vous voulez réellement que ce soit l’État qui élève vos enfants? Selon moi, l’éducation n’existe pas au Québec. C’est du lavage de cerveau à la chaine, comme du bétail.

Considérant que le système d’éducation allemand (prusse) étatique, gratuit et obligatoire (comme le nôtre) est fondé sur des valeurs de contrôle de la population, de lavage de cerveau, de conformité aux désirs de l’État, d’abrutissement généralisé, de contrôle de l’information et de l’apprentissage, d’amour aveugle pour la nation (incluant l’investissement dans la culture) et dans lequel on enseigne l’idée que l’État est toujours là pour nous et a toujours raison, je vous laisse avec une question. Si la quasi-totalité de la population canadienne est ” éduquée » par un système adopté en Allemagne sur les mêmes valeurs nazies qui ont permis à Hitler de commettre et faire commettre toutes ces atrocités, sommes-nous réellement à l’abri de toute forme de manipulation par nos gouvernements ou est-il déjà trop tard? Ne laissez pas l’État faire ” table rase » avec le cerveau de vos enfants…

 

Pas de chats icitte

 

P.S. : Vous cherchez une alternative ou vous cherchez à vous déprogrammer? Googlez ” Marike Reid-Gaudet » et ” déséducation. »

 

Bon, si vous trouvez des fautes, dites le moi svp. J’ai fait attention mais il y en a sûrement quelques-unes.

 

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Références dans le texte et matériel supplémentaire

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http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/E_9_1/E9_1.html

http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=//M_25_1_1/M25_1_1.htm

http://bit.ly/1lPPsQf

http://www.eduaction.org/

http://www.kebweb.tv/webtv/serie:la-deseducation/episode:en-quarantaine-avec-la-ministre-de-la-deseducation

http://feltd.wordpress.com/2010/09/16/the-prussian-german-educational-system/

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http://www.francoisdelaval.com/L’education%20des%20enfants%20en%20Nouvelle-France.pdf

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